Amnesty international s’engage pour le droit à la santé des Burkinabées
15-03-2010

En vue de la réalisation du cinquième Objectif du Millénaire « Améliorer la santé maternelle », Amnesty international publie une étude intitulée « Donner la vie, risquer la mort : combattre la mortalité maternelle au Burkina Faso ». Ce rapport met en exergue la situation alarmante des Burkinabées quant au respect de leur droit à la santé maternelle et reproductive. A cette fin, l’organisation non-gouvernementale (ONG) plaide pour une réelle application des politiques gouvernementales en la matière.

Source: http://genre.francophonie.org/spip.php?article1047

 

Selon un bilan récent, le Burkina Faso comptabilise chaque année 2000 décès de femmes à la suite de complications liées à leur grossesse ou lors de l’accouchement. Pourtant, depuis 2006, nombreux ont été pris les engagements par l’Etat burkinabé sur cette question. En effet, grâce à l’aide extérieure reçue, 80% des soins obstétriques induits sont en théorie à la charge du gouvernement, la gratuité étant assurée aux indigentes. En outre, les stratégies déployées depuis cette date ont permis la réduction du taux de mortalité maternelle.

Cependant des décalages subsistent avec la pratique. Associés aux barrières culturelles, l’absence d’informations, la pénurie de matériel, le manque d’infrastructures et de personnel qualifié limitent la capacité des femmes à jouir de ce droit. Pis, cette situation favorise l’inflation de ces coûts par des acquittements de frais indument réclamés par le corps médical sur place.

Au regard de ce constat, Amnesty international a recommandé aux autorités à agir afin de :
- allouer des ressources adéquates aux soins de santé en matière de sexualité et de procréation, en accordant la priorité aux régions les plus pauvres présentant les taux de mortalité les plus élevés ;
- réduire systématiquement les obstacles économiques, physiques et culturels qui empêchent les femmes pauvres des régions rurales d’accéder à des soins vitaux en matière de reproduction et de santé maternelle ;
- mettre à disposition des informations accessibles sur le droit à la santé et les droits sexuels et reproductifs ;
- assurer une participation effective des femmes au processus de décision concernant les soins de santé maternelle et reproductive, ainsi qu’à l’évaluation et au suivi des processus existants ;
- assurer un suivi efficace des politiques gouvernementales visant à réduire la mortalité maternelle, afin de promouvoir une planification et une obligation de rendre des comptes adéquates.

Dans cette perspective, le chef d’Etat burkinabé, Blaise Compoaré, a renouvelé sa volonté de mettre un terme « aux obstacles financiers aux soins obstétricaux d’urgence et à l’accès à la planification familiale ». Dans cet objectif, l’association a lancé une campagne de sensibilisation itinérante aux discriminations faites aux femmes dans le domaine dans douze villes du pays.

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      Document à télécharger:  Donner la vie, risquer la mort

 

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